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L’Eglise

L’édifice se trouve au cœur de la commune à côté de l’hôtel de ville. Il est constitué de briques et de béton et l’architecture joue ainsi de ces couleurs. Sa façade se compose d’un sous-bassement surmonté d’une entrée de style dorique. Au-dessus de celle-ci se trouve une rosace représentant Dieu sous la forme d’un pape ou d’un empereur accompagné du Saint Esprit. L’ensemble est mis en valeur par un arc de cercle allongé de béton. Trois baies sont placées de chaque côté de la porte et deux autres décorent les extrémités de la façade. Au-dessus de ces dernières il y a des losanges de béton qui contrastent avec la couleur brique du bâtiment. Ce motif décoratif apparaît également juste au dessus de la rosace. Les corniches sont aussi décorées d’un motif : un triangle de béton comportant un cercle à l’intérieur duquel se trouve une croix pattée. Le tout est surmonté d’un clocher. Les côtés de l’église sont rythmés par des contreforts et l’ensemble est stylisé par la partie inférieure de la corniche sculptée de volutes.

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L’extérieur de l’Eglise

Une fois la porte d’entrée franchie, un narthex fait place à l’allée centrale longue de 4 travées. Celle-ci à une voûte en berceau qui repose sur des colonnes à base hexagonale et qui ont comme particularité d’être décorées de 2 mosaïques sur leurs fûts. La nef comporte 2 niveaux d’élévation, le 1e correspondant aux grandes baies jumelles et le 2d à une fresque avec au centre un oculus. De chaque côté de celle-ci se trouve des bas-côtés voûtés en berceau dont la voûte est décorée d’une fresque. On peut y suivre le chemin de croix du Christ ponctué par des représentations de Saints.

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La nef et le choeur

Puis la visite se poursuit dans le chœur de l’église. Ce dernier reste dans la continuité de l’édifice. Il se présente sous la forme d’un demi-cercle avec des colonnes et un bas-côté identique à ceux de la nef. Cet espace est décoré de 4 vitraux représentant à gauche Sainte Thérèse et Notre-Dame de Lourdes, et à droite le Christ et Saint Vaast, le patron de notre église loisonnaise. De plus, la voûte est habillée par des fresques avec des oculus, et celles–ci représentent les 4 apôtres, Matthieu, Marc, Luc et Jean, sous la forme du tétramorphe, c’est-à-dire qu’ils sont symbolisés respectivement par un homme ailé, un lion, un taureau et un aigle. L’intérieur de l’église est peint en rose à la base, en blanc pour les murs et en saumon aux points de poussés de l’édifice (voûte et retombée des arcs). Enfin, le chœur se poursuit par une chapelle axiale fermée au public.

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Les bas-côtés

Ce monument historique placé sous la protection de Saint-Vaast, possède une histoire riche en rebondissements. En effet, les 1e traces du bâtiment datent du VIe siècle où une chapelle fut construite suite aux passages et prédications répétés de Saint-Vaast, évêque de Cambrai et d’Arras. Puis, en 972 elle est remplacée par une petite église. L’église n’est pas d’une grande importance et à partir de 1110 elle n’est plus entretenue par manque de moyen du village. En 1623, il pleut sur l’autel car la toiture est en mauvais état et en 1648 le toit est abattu, les fenêtres brisées et les piliers éclatés par le passage incessant des troupes. A cette époque, les paroissiens ne peuvent entreprendre que les réparations urgentes à la survie de l’édifice.

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La voûte d’un bas-côté

Puis, en 1758, le village aliéna une partie de ses marais communaux pour financer la reconstruction totale de l’église. Le 14 mai 1759, un religieux du monastère gantois posa la 1e pierre et bénit le nouveau bâtiment, toujours placé sous l’invocation de Saint Vaast. L’église fut rebâtie sur les fondations de l’ancienne et ne fut terminée que 20 ans plus tard.

Lors de la 1e Guerre Mondiale, la sacristie fut choisie comme local de réception pour le poste de télégraphie allemand en 1915, mais l’installation était infructueuse et donc rapidement abandonnée. Elle a souvent été réquisitionnée par les troupes allemandes pour servir de magasins, de salle des fêtes ou encore de caserne. Puis l’édifice s’est définitivement transformé en hôpital en janvier 1916 avant d’être complètement détruit par les bombardements. De ce fait, une église de fortune en bois a été installée en 1920 dans l’attente d’une nouvelle construction, organisée par le Conseil Municipal de l’époque. Le nouveau bâtiment fut inauguré et bénit le 27 octobre 1929 devant une foule importante.

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Vitraux du choeur

Depuis cela, l’église est fréquemment rénovée, notamment en 1982 où les Houillères ont participées, avec la Municipalité, aux frais des réparations. En effet, suite à l’extraction intensive de charbon sous la commune, le bâtiment a subi des dommages causés par les affaissements miniers. Il est d’ailleurs encore aujourd’hui sur un terrain en pente visible à l’œil nu. La dernière campagne de rénovation a eu lieu en 2003 où divers travaux ont été réalisé, comme la restauration des fresques et des peintures. Cette même année, l’église est placée sous l’ordre de la paroisse Bienheureux Marcel Callo en Mines, en l’honneur d’un jeune ouvrier chrétien. En 1943, cette personne fut réquisitionnée par les nazis pour le STO, puis arrêtée et condamnée comme « trop catholique » en 1944. Elle fut déportée à Mathausen et y périt de faim et d’épuisement le 19 mars 1945.

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Vitraux du choeur

Ainsi, les loisonnais peuvent désormais apprécier l’architecture de ce monument, ses fresques et ses vitraux qui sont de nouveau mis en valeur. A propos, qui est Saint Vaast ?

Vaast fut évêque et confesseur ordonné par Saint Rémy à l’évêché d’Arras. Différentes péripéties ont rythmé sa vie et on fait de lui un saint. En voici quelques unes.

En arrivant à la porte d’Arras, Vaast rencontra 2 mendiants, l’un boiteux et l’autre aveugle, qui lui demandèrent l’aumône. Cependant n’ayant ni or ni argent il pria pour eux, et tous 2 furent guéris.

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Vitrail de Saint-Vaast

Un loup s’était installé dans une église abandonnée ; Saint Vaast lui ordonna de sortir de cette église et de ne plus jamais y revenir. Le loup s’exécuta sur le champ et ne revint jamais. C’est pourquoi, selon les versions, Saint Vaast est représenté accompagné d’un loup ou d’un ours. Dans notre cas il figure avec un ours sur le vitrail se trouvant dans le chœur.

La quarantième année de son épiscopat, après avoir converti une foule de païens par sa parole et son exemple, Saint Vaast vit une colonne de feu (autre attribut dans son iconographie) qui descendait du ciel pour atterrir sur le toit de sa maison. Il comprit que sa fin approchait, et peu de temps après il s’est éteint vers 550. Le jour de son enterrement, le vieux Saint Omer, qui était aveugle, se désolait de ne pouvoir contempler le corps du Saint évêque quand soudain il recouvra la vue. Une fois le corps du Saint observé, il demanda de redevenir aveugle, ce qu’il obtint quelques secondes plus tard.

Source : Jacques de Voragine, La légende dorée, Points, 1998.

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    La prochaine permanence de M. le Maire aura lieu le mercredi 20 décembre 2017 de 14h30 à 15h30 en mairie.

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